Des fortes disparités de revenus au sein de l'aire d'attraction d'Angers

Le revenu médian des ménages de l’aire d’Angers est plus bas que celui des aires de comparaison.

Tendance revenu disponible

Les ménages de l'aire d'attraction d'Angers disposent d'un revenu proche de la moyenne nationale en 2018 : 1 808 €

Si le revenu médian disponible par unité de consommation dans l'aire d’attraction d'Angers est proche de celui de la France métropolitaine (1 811 € par mois), il est plus élevé que celui de la moyenne départementale (1 759 €), mais plus bas que celui des aires d’attraction de comparaison. Un poids plus faible de cadres et de professions intellectuelles supérieures, 17% contre 18% pour la moyenne nationale et une proportion moins importante de ménages imposés (49% contre 54%) sont des facteurs explicatifs de la position de l’aire d’Angers par rapport aux autres aires de comparaison.

Graph revenu médian AAV

Les communes du cœur de l’aire d’Angers accueillent des ménages avec des revenus plus importants que sur le reste du territoire. Exceptions faites d’Angers et Trélazé, où le revenu médian est plus faible (respectivement 1 675 € et 1 662 €). Bouchemaine présente un revenu de 2 231 €/mois, le plus élevé du département.


Les familles monoparentales ont un revenu plus faible que les autres types de ménages

Parmi l’ensemble des ménages de l’aire d’attraction d’Angers, le revenu 2018 des ménages de la classe moyenne est compris entre 1 482 et 2 483 €, seuils proches de ceux des couples avec enfants(s).

Les ménages composés de personnes seules et de familles monoparentales disposent d’un revenu médian plus bas que celui des autres ménages avec respectivement 1 573 € et 1 329 €. Des familles monoparentales sont confrontées à une grande précarité.


Graph revenu disponible par types de ménages

Le revenu des classes populaires du parc public inférieur au seuil de pauvreté

Avec moins de 1 036 € par mois, les classes populaires locataires dans le parc public de l’aire d’attraction d’Angers vivent avec des ressources inférieures au seuil de pauvreté (défini à 1 063 €/mois par l’Insee en 2018). Ceci s’explique en partie par la paupérisation des ménages occupant le parc locatif social avec de nouveaux entrants de plus en plus précaires.

Le revenu des ménages de la classe moyenne varie entre 1 036 et 2 742 €/mois selon le statut d’occupation. Les propriétaires disposent d’un revenu plus élevé quelle que soit la classe.


Graph revenu dispo selon le statut d'occupation
Carte revenu médian sur aire attraction Angers 2017

Le taux de pauvreté de l'aire d'attraction d'Angers relativement bas

Bien que le revenu médian des ménages de l’aire d’Angers ne soit pas parmi les plus élevés de notre échantillon, le taux de pauvreté est l’un des plus bas à 11,9%. Il est également inférieur au taux national qui est de 14,6%. Cela s’explique notamment par une part d’emplois à temps partiel plus élevée que dans les autres aires entrainant plus de revenus d’activités mais des salaires plus faibles.

Le revenu médian des ménages pauvres de l’aire d’Angers est de 878 € en 2018, au-dessus de la moyenne nationale.


Taux de pauvreté et revenu des ménages pauvres 2018

Définitions

Le revenu disponible d’un ménage : correspond au revenu dont disposent les ménages pour consommer. Il s’obtient en prenant les revenus primaires des ménages (rémunérations, revenus des propriétés ou financiers), auxquels on soustrait les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales prélevées sur le salaire des ménages) puis on y ajoute les prestations sociales (allocations, pensions, indemnités) versées aux ménages.

L’unité de consommation : C’est un concept qui sert à comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes. On ne vit pas de la même façon avec 1 500 euros par mois seul ou à cinq. Pour pouvoir comparer, l’Insee découpe la masse des revenus comme un gâteau avec un système de parts. Dans chaque ménage fiscal, on compte le nombre d'équivalents adultes qui le composent : le premier adulte compte pour 1 ; les autres personnes de 14 ans et plus pour 0,5 ; les enfants de moins de 14 ans pour 0,3.

La médiane : Si on ordonne une distribution de revenus, la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales.

Taux de pauvreté : correspond à la proportion de ménages dont le niveau de vie est inférieur pour une année à un seuil de pauvreté (exprimé en euros). Le seuil retenu est de 60% du niveau de vie médian de la France métropolitaine.