La construction neuve retrouve un rythme moyen

Sur l’aire urbaine d’Angers, après une année 2018 remarquable le rythme de production de logements neufs ordinaires revient à un niveau normal en 2019.

Sur l’aire urbaine d’Angers on dénombre 1809 logements neufs ordinaires commencés en 2019. Ce volume, proche de la moyenne observée entre 2012 et 2017, représente 65% du volume départemental.

Après une année 2018 exceptionnelle (anticipation de la fin du PINEL pour ALM), la production neuve dans l’aire urbaine d’Angers baisse de 33% sur un an. Ce recul est particulièrement visible sur le pôle urbain d’Angers (-45%) qui est le principal secteur concerné par les opérations de promotion orientées vers les investisseurs. Celui-ci ne totalise plus que 59% des logements neufs de l’aire urbaine contre 71% en 2018.

Evolution logements neufs ordinaires

Les chiffres provisoires du 1er semestre 2020 laissent présager un volume de constructions proche de celui de 2019, malgré la crise sanitaire.


La construction de logements individuels porte la production neuve en 2019

1 115 logements neufs individuels ont été construits en 2019, représentant 62% de la production de l’aire urbaine. La couronne angevine, où plus de 4 logements neufs sur 5 sont des maisons, compte 57% des logements neufs individuels de l’aire urbaine.

Le marché du collectif concerne principalement les communes du pôle urbain d’Angers représentant 72% du total du Maine-et-Loire.


Répartition type de logements

La production neuve de l'aire urbaine d'Angers peu impactée par la crise sanitaire

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a engendré, entre mars et avril 2020, une baisse significative du nombre de mises en chantier de logements sur l’aire urbaine, -62%. C’est d’autant plus marqué sur Angers où la construction de logements collectifs est plus importante que celle des logements individuels. En effet, l’intervention de plusieurs entreprises pour les chantiers de logements collectifs a été plus complexe à gérer et a généré une quasi mise à l’arrêt de l’activité en avril et mai 2020.

Cette baisse s’observe entre mars et avril 2020 à l’échelle départementale (-48%),  aux niveaux régional (-34%) et national (-39%).

La production neuve repart dès le mois de mai (production multipliée par 2) sur l’ensemble de l’aire urbaine. Cela s’explique par la programmation importante de constructions de logements dans les opérations de ZAC, de lotissements et par le reclassement d’Angers en zone B1*, à partir de juillet 2019, favorisant le marché des investisseurs. L’attractivité du territoire angevin et la relative stabilité du taux d’emprunt immobilier participent à cette reprise.


Evolution mensuelle construction logements

*La zone B1 est une zone intermédiaire éligible au dispositif Pinel.