Population de l'aire urbaine d'Angers en hausse

L'aire urbaine d'Angers : principales évolutions démographiques

Tendances population

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Les données analysées pour l'identification des principales évolutions de l'aire urbaine d'Angers sont celles du recensement Insee 2016. Les périmètres d'étude pour les EPCI intègrent les fusions au 1/01/2018.

reprise et accélération de la croissance pour angers et son pôle urbain entre 2011 et 2016

En 2016, l’aire urbaine d’Angers compte près de 410 000 habitants, représentant 51% de la population du département du Maine-et-Loire. En cinq ans, la population de l’aire urbaine a augmenté de 15 136 personnes, soit un taux de croissance de +0,8% par an, un rythme plus soutenu que durant la période précédente 2006-2011 (0,5%/an).

La moitié de la croissance de l’aire urbaine entre 2011 et 2016 est portée par les communes de la couronne angevine. Cette dernière compte 45% de la population de l’aire urbaine en 2016. Le pôle urbain et Angers sont les territoires les plus dynamiques démographiquement, alors que sur la période 2006-2011, Angers avait connu une baisse de sa population, avec près de 7 500 angevins ayant quitté la ville principalement pour rejoindre la proche périphérie.

Population 2016 et évolution entre 2006 et 2016

Dans l'aire urbaine d'Angers, la croissance démographique est essentiellement portée par le solde naturel de 0,53% entre 2011 et 2016, contre 0,56% entre 2006 et 2011. Cela reflète la jeunesse de la population, notamment à Angers et dans les communes de la couronne angevine où l'installation de jeunes ménages génère une augmentation des naissances qui compense la hausse du nombre de décès.


Des ménages toujours plus petits

Sous les effets conjugués du vieillissement de la population et de plusieurs formes de décohabitation (juvénile ou familiale suite à la séparation d'un couple), la taille moyenne des ménages de l’aire urbaine continue à se réduire pour atteindre 2,17 en 2016 (2,62 en 1990).
L'allongement de l'espérance de vie, la fécondité maîtrisée, la vie en couple tardive et les ruptures d'union sont autant de facteurs qui contribuent également à cette réduction de la taille du ménage.

Les ménages restent plus grands dans les communes situées dans la couronne angevine avec 2,63 personnes/ménage contre 2,45 dans le cœur de l'aire urbaine. Constat encore plus prononcé à Angers puisqu’un ménage compte en moyenne moins de 2 personnes.


Evolution taille moyenne ménage entre 2011 et 2016

Plus de personnes seules et de familles monoparentales

En 2016, l'Aire urbaine d'Angers compte près de 184 000 ménages soit une croissance annuelle de 1% depuis 2006, deux fois supérieure à celle de la population.

La moitié des ménages est composée de couples : 25% avec enfant(s) et 26% sans enfant. Avec 37% de couples avec enfants(s) en 2016, la couronne angevine confirme son rôle particulier dans l'accueil des familles (logement plus grand, foncier plus accessible, etc.).
Le nombre de ménages composés d'une seule personne continue d'augmenter et atteint le chiffre de 70 105 en 2016, représentant ainsi 38% des ménages de l'Aire urbaine, contre 35% en 2006. A Angers, cette catégorie est majoritaire puisqu’elle représente 54% des ménages en 2016, contre 50% en 2006. Ce phénomène s'explique notamment par la présence d'étudiants sur la ville.
Autre progression observée, celle du nombre de familles monoparentales. En effet, elles sont 2 096 de plus en 2016 par rapport à 2006 et atteignent le nombre de 13 754 ménages.


Evolution de la composition des ménages entre 2006 et 2016

Un vieillissement de la population angevine qui s'accentue

En 2016, les personnes de 60 ans et plus représentent 23% de la population contre 19% en 2006. Elles sont 20 000 de plus en 10 ans. Ainsi, le vieillissement de la population se poursuit et se produit par le haut de la pyramide, avec l'arrivée aux âges élevés des générations du « baby-boom ».  Cette tendance est également observée au niveau national.

Le nombre de jeunes entre 15 et 29 ans baisse de près de 1 600. Leur part représente 21% de la population en 2016 (18% à l’échelle nationale). Ce poids comparativement élevé, traduit essentiellement l’importante offre de formations dans la ville centre et la présence d’étudiants sur le territoire.
La baisse la plus forte est observée chez les 30-44 ans avec une diminution de 3 000 individus en 10 ans. Représentant 18% de la population totale de l'aire urbaine d'Angers en 2016, leur part était de 20% en 2006. La baisse de la fécondité observée en France entre 1972 et 1976 explique ce phénomène.


Evolution des ménages entre 2006 et 2016 par tranche d'âge