Un parc locatif social en légère progression sur l'Aire urbaine

Au 1er janvier 2018, le parc locatif social de l’aire urbaine d’Angers compte plus de 40 600 logements et représente 65% du parc locatif social départemental.

Malgré une offre relativement abondante (21,5% des résidences principales), la tension s'intensifie sur le parc locatif social : hausse du nombre de demandeurs, plus de 13 000 depuis 2 ans, baisse des mises en location, baisse de la vacance, baisse de la mobilité, hausse des ventes HLM.

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Une hausse du  parc locatif social comparable à celle observée au niveau national

En un an, le parc locatif social s’accroît de 0,8%, (+320 unités) taux supérieur à celui du Maine-et-Loire (+0,4%), mais inférieur à ceux observés à l’échelle régionale (+2,1%) et nationale (+1,8%).

La Communauté urbaine d’Angers Loire Métropole (ALM) propose 88% de l’offre locative sociale de l'aire urbaine, en lien avec l’offre d’emplois, d'équipements et de services présente sur son territoire.
Au 1er janvier 2018, 12 915 logements sociaux sont dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, soit 36% du parc social de l'agglomération angevine. Cette offre, en baisse sur un an (-78 unités) se concentre principalement dans trois de ces quartiers, Roseraie (28%), Monplaisir (22%) et Belle-Beille (20%).

Carte des logements sociaux sur l'aire urbaine au 1/01/2018

Une poursuite de la baisse du nombre de logements sociaux mis en service

Depuis 2014, la baisse du nombre de logements locatifs sociaux mis en service, c'est-à-dire mis en location entre le 2/01/2017 et le 1/01/2018 s'intensifie d'année en année. Cette nouvelle réduction en 2017 est principalement portée par les communes de la couronne angevine (-195), non compensée par la relative stabilité du pôle urbain (-8 sur un an).


Evolution des nouvelles mises en location

Une offre locative sociale complémentaire entre les territoires

Les communes situées au cœur de l'aire urbaine d'Angers se distinguent de celles plus éloignées. En effet, les communes de la couronne compte 69% de logements individuels contre 6% à Angers. Le cœur de l’aire urbaine possède des logements plus petits et à dominante collective.
Le poids du collectif dans les nouvelles constructions dans l'aire urbaine d'Angers s'est renforcé, 84% au cours des cinq dernières années, et notamment dans six communes de l'agglomération angevine. La mise en œuvre du volet habitat du PLUi (Plan local d'urbanisme intercommunal) d'Angers Loire Métropole peut l'expliquer.
Si le parc locatif social compte encore 38% de grands logements familiaux (T4 et plus), leur part se réduit depuis 2013.


Répartition des logements sociaux par typologie et territoire

Un fonctionnement du parc locatif social satisfaisant

Au 1er janvier 2018, 2,6% des logements sociaux de l’aire urbaine d’Angers sont vacants, soit 1 041 unités. Inférieur à celui constaté au niveau national (3%) et inférieur aux taux régional (3,1%) et départemental (2,8%), depuis fin 2015 le parc de logements inoccupés baisse régulièrement dans l'aire urbaine d'Angers.
74% de ces logements vacants ont été contruits depuis plus de 20 ans, une partie est prévue à la démolition dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) d'Angers.
Le taux de vacance est plus élevé pour les logements financés en PLI (prêt locatif intermédiaire)/PLS (prêt locatif social), dont le loyer moyen est plus élevé que la moyenne (6,28€ contre 5,16€ par m² de surface habitable).


logements vacants

Depuis 2014, le nombre d'emménagés diminue dans le parc locatif social, -199 entrants. En 2017, le taux de mobilité dans l'aire urbaine s'élève à 11,9%. Cette moindre mobilité du parc social est due à une proportion de plus en plus importante de ménages avec des revenus très modestes. Ceux-ci ne se dirigent plus vers l'accession en raison de la hausse des prix de l'immobilier et des conditions plus restreintes pour l'obtention d'aides publiques (PTZ, APL accession supprimée,...) et l'accès au crédit, malgré le maintien des taux d'emprunt bas.


Une stabilité des loyers entre 2017 et 2018

Au 1er janvier 2018, le loyer moyen d’un logement locatif social dans l’aire urbaine s'élève à 5,16€ par m² de surface habitable, proche de celui constaté à l'échelle régionale (5,25€/m²).
Outre la localisation du logement, d’autres facteurs influent sur le montant du loyer comme son ancienneté et son mode de financement initial. On peut également ajouter d'autres facteurs telles que la taille du logement ou la date de mise en location.
Les écarts entre les territoires sont peu importants, contrairement à ceux des loyers du parc locatif privé qui peuvent varier du simple au double, en fonction de leur localisation ou de leurs caractéristiques.


Loyer moyen en 2017

Un parc social de bonne qualité énergétique

16% des logements locatifs sociaux de l'aire urbaine sont classés en A et B présentant ainsi une excellente performance énergétique. Cette part monte à 25% pour le parc locatif social du pôle urbain hors Angers.
71% des logements sont classés C ou D, ce qui témoigne d'une bonne qualité énergétique. A l'inverse, 13% du parc est classé E, F ou G, dont 87% en E. Ces logements plus énergivores disposent souvent d'un mode de chauffage électrique.


Classement DPE des logements locatifs sociaux