Etat annuel du marché du logement dans l'aire d'attraction d'Angers

A l'échelle de la nouvelle aire d’attraction d’Angers, cette publication présente une analyse détaillée du marché du logement à travers une série d'indicateurs sur l'offre et la demande.

Hôtel à insectes

L’aire d’attraction d’Angers compte 432 939 habitants en 2018, soit 53% des habitants du département du Maine-et-Loire. Le rythme de croissance dynamique observé entre 2013 et 2018 reste soutenu à +0,7% par an comme durant la période précédente (2008-2013), du fait de la reprise de la croissance pour Angers +0,6%/an et les communes du pôle centre +1,3%/an tandis que la croissance s’atténue en couronne.

En 2018, les ménages de l’aire urbaine sont plus nombreux qu’en 2008 (+22 686 en volume) mais de plus petites tailles. En effet, le nombre de ménages composés d’une personne seule et de familles monoparentales participe amplement à la croissance avec respectivement +15 098 et + 2 850 ménages. Ce phénomène a un impact direct sur le revenu médian disponible des ménages de l’aire urbaine qui s’établit à 1 808 €/UC/mois, proche de la moyenne nationale mais inférieur à celui des aires urbaines de comparaison. Les disparités de revenus au sein de l’aire urbaine restent importantes.

coup d'oeil sur le logement

Au 1er janvier 2020 l’aire d’attraction d’Angers compte près de 199 000 résidences principales soit +1 963 de plus en un an. Cette progression sur un an est moins rapide qu’au cours des 10 dernières années (2010-2020). Ce ralentissement est essentiellement enregistré sur la commune d’Angers en raison de la baisse de la construction neuve en 2019.
En 2020, le nombre de logements mis en chantier dans l’aire d’Angers retrouve un niveau élevé comme en 2018. La production à Angers est particulièrement intense et soutenue par le collectif.

un marché de la promotion neuve qui s’emballe

Après un repli en 2019, le marché immobilier de l’appartement neuf a été très actif dans l’aire d’Angers en 2020, enregistrant un nombre record de 1 154 ventes. L’attractivité de l’agglomération angevine a dopé l’activité notamment auprès des investisseurs. Mais l’offre commerciale se réduit, entraînant une tension sur le marché et une hausse des prix pénalisant les familles dans leur projet d’accession au sein de l’aire d’Angers.

Le marché de l’individuel groupé reste quant à lui limité avec des prix qui augmentent.

Le marché de seconde main est toujours aussi dynamique avec près de 6 500 mutations en 2020 dont 63% de maisons. On observe une nette accélération de l’augmentation des prix quel que soit le type de biens (+8% pour les maisons et +19% pour les appartements).

LES TENSIONS S’AMPLIFIENT POUR LE LOCATIf social

Malgré une offre de 44 338 logements locatifs sociaux en 2020 (23% des résidences principales), la tension sur ce parc s’intensifie avec toujours une augmentation du nombre de demandes (+1 171) et une baisse du nombre d’attributions (-1 154). Cette baisse entre 2020 et 2021 est constatée dans tous les territoires de l’aire d’Angers. Elle s’explique par la baisse du taux de mobilité (de 11,4% à 10,5%) et par la baisse du nombre de nouveaux logements mis en service (de 805 à 404).